Acireph : Association pour la Création d’Instituts de Recherche sur l’Enseignement de la PHilosophie

Les commissions thématiques

Présentation des commissions de travail thématiques de l’Acireph
vendredi 6 mai 2016 par Frédéric Le Plaine

Lors de notre dernière assemblée générale, [1] des commissions de travail thématiques ont été mises en place. Vous trouverez ici une présentation des objectifs de travail de chacune d’entre elles.

Si vous souhaitez vous investir et participer à l’une de ces commissions, n’hésitez pas à vous manifester auprès de son référent, dont vous trouverez l’adresse mail ci-dessous. Ces groupes de travail fonctionneront essentiellement "à distance", même si des rencontres ne sont pas exclues. Quoiqu’il en soit, votre localisation géographique ne doit pas être un obstacle à votre participation.

CommissionRéférentParticipants
IREPh Rémy David Sébastien Charbonnier, Jacques Le Montagner, Guillaume Lequien, Bastien Sueur, Michel Tozzi
Formation Rémy David Hervé Boillot, Eliette Pinel, Cécile Victorri, Rémy David, Sébastien Charbonnier, Nicole Grataloup, Jacques Le Montagner, Frédéric Le Plaine, Bastien Sueur
F.A.Q. Vademecum Frédéric Le Plaine Cécile Victorri, Jean-Jacques Guinchard, Renaud Dogat, François Meyer, Janine Reichstadt, Michel Tozzi
Numérique et cinéma Guillaume Lequien Bastien Sueur
Épreuves alternatives Joël Dolbeault , Frédéric Le Plaine, Guillaume Lequien, Sarah Margairaz

Commission Formation

L’objectif prioritaire est de proposer des interventions auprès des stagiaires et des néo-titulaires : pour nous faire connaître ainsi que les débats qui animent la profession ; pour échanger et réfléchir sur nos difficultés d’enseignants, sur les pratiques pédagogiques, en se focalisant sur le réel davantage que sur le prescrit.

Les écrits professionnels des stagiaires sont très riches en termes de réflexion pédagogique et de pratiques d’enseignement.

La commission formation peut aussi travailler sur des aspects plus historiques, plus théoriques, dresser un état de lieux des formations existantes ; travailler une analyse de la formation, pas seulement initiale mais également continue ; construire une culture commune de la formation, pour pouvoir faire des propositions. Il y a un chantier de recherche pratique, alliant positionnement théorique, analyse critique de l’activité et des pratiques, et imagination de transformations ou d’amendements. C’est un objectif à moyen-terme et long-terme.

Commission IREPh

Dans un premier temps, un Ireph doit se demander : que font les profs de philo ? L’objectif premier est donc de constituer un « Observatoire de la pratique enseignante (en philosophie) ». Y a-t-il du commun dans les pratiques du métier et les habitudes matérielles et psychiques qu’elles impliquent ? Des divergences ? Cet observatoire aurait pour missions :

- de lister ce qui est didactiquement problématique dans l’enseignement de la philo en terminale, et formuler les questions de recherche.

- d’ouvrir des enquêtes, des observations, des entretiens, construire des traces de l’activité ou de la pratique, bref monter des dispositifs de recueil, d’enregistrement et d’analyse de l’activité et de la pratique enseignante.

- de construire un questionnement longitudinal, dans la durée : par exemple à partir de carnets de bord, de traces de la dynamique de la classe (progression des élèves, enrôlement, désertion, décrochage,...).

- d’interroger la part des pratiques expérimentales dans l’enseignement ? Comment les enseignants se mettent-il en recherche pratique, tâtonnent-ils,... ?

- réfléchir aux dispositifs initiés en amont de la terminale.

Par exemple que se fait-il en classe de seconde ? Ou bien évaluer ce qu’ont appris les élèves, et quelles compétences ont-ils construit à partir de ce qu’ils sont capables de réaliser et d’élaborer ?

- L’Ireph pourrait également mener des dispositifs expérimentaux explorant certains questionnements, testant des hypothèses de travail. La question devient : comment s’y prendre pour qu’ils apprennent mieux, qu’ils progressent ? Cela suppose une analyse critique de nos pratiques et de notre enseignement, et la formulation d’hypothèses pratiques à explorer pour y remédier...

- La possibilité officielle de philosopher à partir de la seconde (sans compter la DVP en EMC dès le primaire) ouvre un champ nouveau d’expérimentation. On est paradoxalement dans l’officiel sans être dans le normé, donc dans l’instituant, d’où naissent toutes les innovations. Le programme et l’examen ne jouent plus, ce qui ouvre un espace considérable de liberté pour des pratiques innovantes, qui peuvent à terme modifier l’enseignement de la philo. Il faut ici élaborer de bonnes questions didactiques. Et des questions dérangeantes, qui font (re)penser notre enseignement. Par exemple : comment philosopher hors dissertation, hors textes philosophiques et même hors cours du maître (les 3 fondamentaux de la terminale) ?

Il faudra pouvoir s’associer des membres extérieurs à l’association : universitaires etc. Un IREPh doit être pluraliste.

Il faudrait répertorier l’offre de formation académique au niveau national pour mesurer ce qui constitue une formation de type conférentiel, ou la part qui porte sur les pratiques, ou d’autres approches alternatives, bref, en tenter une analyse comparative diachronique, puis historique, en répertoriant l’existant. Observation et proposition ne s’excluent pas l’une l’autre.

Une étude sur l’apprentissage de la lecture a été menée auprès de 130 profs, 2500 élèves, en passant 3 fois 1 semaine dans les classes. On pourrait envisager un projet de même nature, sans forcément être de même envergure, en collaboration avec des institutions (IG, Ministère, IFE/ENS).

Questionnement : Si les IREPh ont vocation à travailler de façon scientifique, cela dépasse le cadre d’une simple commission de l’Acireph. L’objectif n’est-il pas démesuré par rapport à nos forces vives et à notre légitimité ? C’est à voir, il faut lancer la dynamique. Il y a un espace à inventer ; or nous sommes les seuls à pouvoir le faire, et à savoir quoi chercher.

Commission FAQ – Vademecum

Il s’agit d’écrire une sorte de vademecum à destination prioritairement des collègues débutants. Grâce à notre nouveau site, on peut en imaginer une écriture et une publication progressives, à mesure que les questions et les réponses avancent. On pourrait aussi en proposer une publication-papier (pourquoi pas distribuée dans les ESPE). Ce document devrait avoir l’allure d’une jurisprudence, d’une mise à nu des pratiques réelles ; centré sur la dissertation et l’explication de texte ; à la fois utile et critique.

Commission Numérique et cinéma

Nous sommes en attente de volontaires pour constituer cette commission, dont l’objet sera de réfléchir à l’utilisation du numérique en philosophie, notamment pour le ’travail’ de la dissertation à l’aide d’outils numériques, mais aussi sur la pratique de la classe inversée (si elle est possible et pertinente en philo).

Commission Épreuves alternatives

L’objectif est de travailler sur des épreuves alternatives possibles pour le baccalauréat, en commençant par les séries technologiques, mais sans nécessairement s’y limiter. Le C.A. de l’Acireph avait produit quelques « sujets-zéro » en 2012-2013, lorsqu’un groupe de travail avait été mis en place par l’I.G. pour faire évoluer les épreuves du bac philo en séries technologiques. La commission, en partant de ce déjà-là, travaillera à améliorer nos propositions et à les faire connaître auprès des collègues via les réseaux sociaux, ainsi qu’aux collèges d’inspection.

[1Assemblée générale du 26 mars 2016, dont on trouvera un compte-rendu dans le bulletin n°66, consultable ici.


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