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Construire un cours : pourquoi pas avec les neurosciences et l’éducation populaire ?

Atelier présenté aux Journées d’étude 2019 par Hélène Péquignat
samedi 9 novembre 2019 par Acireph

Quand j’étais jeune, pendant les repas de famille, arrivait un moment où, le vin ou la convivialité aidant, les joutes oratoires prenaient quelque ampleur, et l’on refaisait le monde à coups d’hypothèses aussi improbables que théoriques. Mon père jouait parfois le jeu et lorsque la polémique perdait son caractère jovial, il coupait avec une formule assez triviale du style : « Bon c’est pas le tout, mais qui va faire les courses, au final ? » Tant il est vrai, expérience à l’appui, que le frigo (en tous cas le mien) ne se remplit guère par l’opération du Saint Esprit ou par la force des idées.

Bref, dans la polémique oh combien présente, dans le Landerneau philosophique, visant à déterminer qui, des philosophes analytiques ou des philosophes continentaux, détient la vérité, je ne trancherai pas ici, compte-tenu de mon incompétence notoire à défendre un camp plutôt que l’autre. Cela dit, et malgré certaines réticences liées à ma culture, je reconnais combien la dimension pragmatique des orientations anglo-saxonnes est adaptée aux pratiques pédagogiques. Car la question récurrente de mes préoccupations professionnelles ressemble un peu à la quadrature du cercle : comment faire cours, le mieux possible, à des élèves qui sont ce qu’ils sont, avec les moyens dont je dispose, et en respectant vaguement les impératifs du programme, si possible (bonus !) sans m’épuiser totalement puisqu’il me faudra travailler jusqu’à un âge avancé ?

Sans considération aucune pour les querelles de chapelle, je suis allée faire mon marché pédagogique partout où l’on proposait des dispositifs prometteurs : éducation populaire, associations diverses, neurosciences, psychologie sociale ou du développement, ateliers d’écriture et exercices de T’ai Chi, utilisation des TICE, pédagogies coopératives et j’en passe. A partir de ces ingrédients quelque peu hétéroclites, j’ai conçu peu à peu, en testant, rectifiant, améliorant, une sorte de dispositif ad hoc, qui me sert de trame de travail depuis une dizaine d’années, avec quelques variantes pour éviter de s’ennuyer. C’est le descriptif de ce dispositif que j’ai partagé avec les participants de l’atelier.

Une année scolaire de terminale suit un rythme spécifique, et j’ai choisi de découper l’année en cinq modules, d’une période de vacances à la suivante. Chaque module est résumé par un intitulé qui insiste sur la dimension active des processus philosophiques (Entrer en philosophie / Réfléchir et vivre en société / Se connaître et bien se conduire / Savoir, savoir-faire, faire savoir / Revenir sur ses pas) ; chaque module commence par un test de positionnement (doc1) qui n’est pas corrigé, mais est repris en fin de module (et corrigé collectivement), de façon à faire le point sur ce qui a été abordé pendant la période. Le test de positionnement du module suivant (doc2) intègre des données des périodes précédentes, pour solliciter le rappel mnésique. Il y a alternance des modalités de travail (personnel, en petits groupes, en grands groupes (8), temps courts ou plus longs, échanges intergroupes), des modalités d’évaluations (auto-évaluations, évaluations croisées, etc) en fonction des besoins ou des spécificités de l’intitulé du module. Il y a aussi et surtout alternance d’activités exploratoires (sous formes de jeux plus ou moins collectifs, ou d’expériences individuelles) et d’activités d’exploitation pour respecter les spécificités de l’apprentissage et entretenir la curiosité et l’attention ; les « DM » (doc3) sont eux aussi assez créatifs et visent un savoir-faire spécifique (se questionner, décrire un vécu de conscience, définir, etc) tout en évitant (j’espère) l’écueil des « copier-coller ». Pour rassurer les élèves et synthétiser le travail, je distribue en fin de module un tableau récapitulatif (doc4) de ce qui a été abordé, et les élèves font eux aussi un synthèse écrite, que je corrige, et je propose une synthèse d’ensemble (doc5) qui s’inspire des leurs. Les textes de référence qui figurent dans les récapitulatifs de module sont exploités de diverses manières (recherche uniquement de la thèse, repérage d’arguments, travail de définition des principaux concepts, insertion dans un argument de dissertation, etc, et sont suffisamment polyvalents et compréhensibles pour être exploitables dans divers sujets, même si d’autres pourraient les remplacer). L’ensemble du dispositif s’appuie sur l’engagement maximum des élèves, que je mets en activité physique et/ou mentale aussi souvent que possible. Ce qui implique pour moi : des préparatifs initiaux (et des tests ensuite) importants (mais plutôt au point maintenant), mais bien plus de retrait pendant les temps de cours, donc : du temps pour observer, passer dans les groupes, répondre aux demandes / pas (peu) de temps pour du magistral, ce qui est clairement le cadet de mes soucis. Il y a longtemps que je ne « fais » plus le programme notion par notion, ou par couples. De toutes façons, j’en ai toujours eu qui stressent et qui achètent les annales (du Monde…) plus ou moins tôt dans l’année. Je me focalise sur la ligne directrice du module, je donne quelques éléments si demande ou nécessité sur tel ou tel point, par couches successives (comme un dessin), au fur et à mesure des modules. En matière de résultats au bac, apparemment mes élèves n’ont pas de notes plus aléatoires qu’avant, même si je suis incapable de dire si mes dispositifs sont plus « efficaces » à cette échelle ; leurs retours sont globalement positifs, même si certaines choses leur paraissent parfois « bizarres », surprenantes, ils jouent le jeu, s’amusent, réfléchissent, bousculent leurs habitudes au moins un peu, et certaines de leurs productions sont vraiment sympas (cf quelques extraits que j’ai mis dans Platon et Descartes, mais que je peux reprendre). Ceux qui reviennent disent en garder de bons souvenirs… En ce qui me concerne, j’ai l’impression de remplir ma part du contrat. Pour le supérieur ? Les universitaires semblent déplorer le manque de créativité des élèves qui arrivent du lycée, en tous cas nous on s’est un peu promené dans ces improbables jardins philosophiques.

DOC 1 : test de positionnement 1

Test de positionnement MODULE 1 - Philosophie

Méthodologie

Oui Non  ? Remarques
Je connais les types de sujets proposés au bac de philosophie
Je sais comment il faut procéder pour faire une dissertation de philosophie
Je sais ce que l’on attend de moi dans une définition philosophique
Je sais distinguer un exemple d’un argument
J’ai à ma disposition des références culturelles dont je sais tirer parti
Je sais comment procéder pour identifier les difficultés principales contenues dans un sujet
Je sais construire une problématique en philosophie
Je sais donner l’enjeu d’un sujet en philosophie
Contenu Oui Non  ? Remarques
Je sais pourquoi Socrate n’a jamais rien écrit
Je sais ce que signifie aporétique
Je sais citer plusieurs présocratiques
Je sais pourquoi les préjugés nous sont utiles
Je connais le sens du mot maïeutique
Je sais qui est à l’origine de la phénoménologie
Je sais positionner Socrate, Aristote et Platon dans le temps
Je sais qui est le fondateur de la philosophie du Jardin
Je connais l’étymologie du mot « étonnement »
Je sais pourquoi les philosophes grecs mettent au centre la vérité
Je sais pourquoi Nietzsche défend une conception pragmatique de la vérité
Je sais ce que Platon appelle idéalisme
Je sais ce que désigne l’illusion du potentiel
Je sais qui a fondé l’Académie, qui a fondé le Lycée

DOC 2 test de positionnement 2

Test de positionnement MODULE 2 - Méthodologie

Texte

Oui Non  ? Remarques
Je sais repérer la thèse d’un texte
Je sais la synthétiser
Je sais ce que l’on attend de moi à propos de la thèse de l’auteur
Je sais repérer l’organisation argumentative
Je sais ce que l’on attend de moi à propos de l’argument principal
Je sais déterminer si le texte présente des conséquences liées à la thèse
Je sais repérer ou construire la thèse adverse
Je sais construire la question liée à la thèse
Je sais donner l’intérêt de cette question
Dissertation Oui Non  ? Remarques
Je sais comment il faut procéder pour définir les notions principales du sujet
Je sais comment procéder pour identifier les difficultés présentes dans le sujet
Je sais comment procéder pour construire une problématique
Je sais évaluer la pertinence de ma problématique
Je sais comment énoncer ma thèse
Je sais comment trouver des arguments pour étayer ma thèse
Je sais ce qu’est un argument et je sais la différence entre exemple et argument
Je sais comment trouver des objections (contre arguments)
Je sais comment construire mon plan d’argumentation
Je sais exploiter quelques références culturelles et autres pour étoffer mes arguments
Je sais ce que doit contenir une introduction

Test de positionnement MODULE 2 – Connaissances

{{}} Oui  ? Remarques
Je sais pourquoi Socrate n’a jamais rien écrit
Je sais ce que signifie aporétique
Je sais définir l’eudémonisme
Je sais citer plusieurs présocratiques
Je sais à quel courant philosophique appartient Epictète
Je sais citer plusieurs auteurs de philosophie qui ont traité des questions de philosophie politique
Je sais qui était Thoreau
Je sais définir précisément la désobéissance civile et la distinguer de la délinquance
Je sais comment Rousseau définit l’état de nature
Je sais quelles sont les deux qualités de l’homme à l’état de nature selon Rousseau
Je sais quelle est selon Rousseau la cause principale de l’inégalité entre les hommes
Je connais en pourcentage la répartition des populations dans le monde (Asiatiques, Européens, Sud-Américains…)
Je connais en pourcentage la répartition des religions dans le monde
Je connais en pourcentage la répartition des ressources alimentaires dans le monde
Je connais ce que Schopenhauer nomme le dilemme du hérisson
Je connais le point commun entre les hérissons de Schopenhauer et les arbres dans la forêt de Kant
Je connais le point de vue de Machiavel concernant la nature humaine
Je sais dire si Descartes fait partie des eudémonistes
Je sais quelle conception pragmatique de la vérité défend Nietzsche
Je connais l’étymologie du mot étymologie
Je connais la formule de Pascal concernant la justice

DOC 3 Exemples sujets DM

PHILOSOPHIE - DM 1 : ouverts ou fermés ?

Parmi nos modes perceptifs, celui qui nous sert le plus et nous paraît le plus fiable est sans doute la vision. Ce que semble confirmer la citation de Descartes, lorsqu’il écrit que « c’est vivre les yeux fermés que de vivre sans philosopher ». Pour autant, Descartes a-t-il raison ? On dit par exemple, lorsque l’on est absolument sûr de quelque chose, qu’on y va « les yeux fermés ». Ou, si l’on accorde quelque crédit au Petit Prince de Saint-Exupéry, on affirmera qu’ « on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

Car contrairement à ce que l’on ressent intuitivement, ce que nos sens nous montrent ne correspond pas directement au « réel ». Avec la vision, il y a par exemple une très grande réduction de la quantité d’information entre l’image qui s’imprime sur la rétine et le message transmis par le nerf optique. En effet, les 125 millions de photorécepteurs qui reçoivent l’information lumineuse convergent vers 100 fois moins de cellules ganglionnaires.

Pour compenser cette masse d’information perdue et nous donner les perceptions riches en relief, couleurs ou mouvements que nous avons, le cerveau introduit des paramètres abstraits qui souvent complètent ou amplifient des éléments fragmentaires de la réalité. Une interprétation tellement performante qu’elle crée parfois ce qu’on appelle une illusion d’optique, autrement dit une impression de cohérence là où il n’y en a pas. (cf site université McGill, « le cerveau à tous les niveaux ») Comme les prisonniers de la caverne de Platon, vous allez donc ponctuellement vous libérer de vos illusions d’optique… en fermant les yeux. Le travail est le suivant : choisir quelques situations de la vie quotidienne, et les réaliser en fermant les yeux. Vous rendrez compte par écrit : des sensations éprouvées, des pensées qui vous traversent l’esprit, des questions qui devraient surgir. Minimum deux situations, 40 lignes ou plus rédigées avec soin et précision. N’hésitez pas à être aventureux dans vos interrogations.

PHILOSOPHIE - DM 4 : destination inconnue

« Philosopher, c’est être en route », a écrit un certain K. Jaspers. Ce n’est pas tout, lorsque l’on est sorti de la caverne, ou que l’on a suivi les conseils de Descartes, d’avoir ouvert les yeux. Encore faut-il, ensuite, se choisir une destination. Mais cela tombe bien : vous venez de gagner le premier prix de la tombola à laquelle, une fois n’est pas coutume, vous avez participé.

Le gros lot ? Un voyage

Destination ? UTOPIE

Vous vous réjouissez, évidemment, tout en examinant attentivement les informations disponibles sur la lettre qui accompagne le billet de voyage. Mais ne figure, en fait, qu’une seule indication : pour aller en Utopie, vous n’avez droit qu’à un seul bagage, vert et cylindrique, à un livre et à un paquet de graines.

Où se trouve Utopie ? A quoi ressemble ce pays ? Combien de temps allez-vous rester ? Quelle langue y est parlée ? Rien ne l’indique.

A vous d’en rendre compte, avec plus ou moins de détails. Mais vous devrez, obligatoirement, donner des informations sur ce que vous allez y apporter d’essentiel, contenu dans votre bagage, des informations également sur le contenu du livre et les raisons pour lesquelles vous l’avez sélectionné, même chose pour les graines.

DM4 : Être ou paraître, telle est la question…

Dans Les rêveries du promeneur solitaire, Rousseau affirme : « Chacun met son être dans le paraître » ; parce que le paraître est une façon de fluidifier les relations entre humains, de se faire apprécier aussi, nous confondons souvent l’apparence et l’authenticité. Et Socrate d’affirmer alors : « Être homme de bien et ne pas chercher à le paraître, c’est le vrai chemin de la gloire »

Pour mieux tenter de saisir ce qui se joue dans cette dualité, voici le dispositif proposé en guise de devoir maison : Vous allez choisir (ou fabriquer) quelque chose qui vous ressemble, qui symbolise un aspect fondamental de votre être (taille raisonnable, puisqu’il faudra ensuite l’amener à l’école) ; puis vous allez l’emballer dans un « paquet-cadeau » qui ne vous ressemble pas du tout OU vous choisissez (ou fabriquez) quelque chose qui ne vous ressemble pas du tout, et vous l’emballez dans un paquet-cadeau qui vous est le plus possible fidèle.

Votre production sera accompagnée d’un texte d’une page minimum, dans lequel vous expliciterez vos choix, ce qu’ils symbolisent, ainsi que les questions et difficultés rencontrées pour cet exercice « festif » ;-), avec les éventuelles réponses qui vous sont venues. L’objectif reste celui d’une démarche philosophique.

DOC 4 Grille récapitulative de deux modules

MODULE 1 : ENTRER EN PHILOSOPHIEObjectifs : identifier les spécificités de la démarche philosophique – les mettre en œuvreSeptembre / Octobre

SITUATION 1 : Un, deux, trois, prêts ?... Jugez ! SITUATION 2 : Dans « Caverne », il y a « Kaa »… SITUATION 3 : Construire la vérité
Textes associés PLATON : République manuel p12DESCARTES : philosopher les yeux fermésARISTOTE : étonnement PLATON : République manuel p12CHABRIS : Le gorille invisibleVidéo Apologie (L) Les 6 aveugles et l’éléphant (L)BACHELARD txte opinion (sujet bac)NIETZSCHE : vérité
Textes associés complémentaires (TL) MPONTY+ALAIN manuel p 36/37RUSSELL, EPICTETE (support DS) Approfondissmt : Education, Vérité, txtes KANT, ROUSSEAU, ALAIN, JANKELEVITCH Visionnage K.Robinson VON UEXKULL : Mondes animaux et mondes humains BERGSON Manuel p148HEGEL Manuel p149
METHODOLOGIE
  • S’initier à l’activité philosophique et en définir les caractéristiques
  • Se distancier de l’expérience et en exploiter les enseignements
  • Varier les points de vue, se confronter à des points de vue différents du sien
  • Définir, argumenter, synthétiser, se questionner
  • Définir plusieurs fois et problématiser
  • Se repérer dans un texte et dégager la thèse
  • Faire preuve de scepticisme, vérifier
  • Combiner les points de vue et approfondir les questionnements
NOTIONS de REFERENCE perception/vérité/langage/conscience/interprétation/autrui/échanges/liberté/désir/illusion/ théorie et expérience
Supports distribués Tableau ex préjugés/corrigé déf opinion et se libérer/ ex sujets dissert bac/Txtes Descartes et Aristote/Descriptif vécu de csce/Vécu de csce « avoir tort »/synthèse caverne/grille module 1/ Les aveugles et l’éléphant/ la tique (L)/ sujets DM1 et 2/test positionnement/Flash test /txtes Schopenhauer, Epictète (L), txtes Kant, Rousseau, Jankélévitch,Alain (L)/txte Nietzsche
DEVOIRS DM1 : Philosopher, c’est s’arracher les cheveux… / DM2 : Cultiver son jardin / DS1 : Qu’est-ce que la philosophie ? (TL/TS)
EXERCICES ex préjugés /ex définitions/Vécu de conscience / Thèse Descartes / Synthèse Platon / tests mémo et attention/synthèse module/ synthèse notions (travail maison)
MODULE 2 : REFLECHIR ET VIVRE EN SOCIETEObjectifs : consolider les appuis méthodologiques de la dissertation / développer le sens du bien communNovembre / Décembre
SITUATIONS 1 : SOS pingouins en détresse ! (+ jeux coop divers) Attention produit toxique (TLES) SITUATION 2 : Comme un avion (Jouons avec les notes TS)Doc La fin de la pauvreté Doc le Familistère, Marinaleda, LAParis, Shamengo
Textes associés THOREAU Traité de désobéissance civileROUSSEAU Discours origine inégalités+ Eléments biographiques KANT IHUniverselleSCHOPENHAUER HérissonMACHIAVEL Le princeARENDT Sur la désobéissance civile(ARISTOTE)
TL et ES Travail oral RUSSELL : Eloge de l’oisiveté (Russell REPORTE sur MODULE 3 pour TES)Vidéo présentation théâtrale + Doc Le bonheur au travailThéâtre La Devise (Liberté, égalité, fraternité), travail préparatoire (TL) sur contenu et démarche artistique
METHODOLOGIE :TRAVAIL DE GROUPE / DISSERTATION
  • Répartir les tâches
  • Tenir compte des ressources de chacun
  • S’entraider et se motiver, s’écouter
  • Etre attentif aux délais
  • Faire des ajustements intermédiaires
  • Intervenir à l’oral, prendre des initiatives
  • Problématiser le sujet
  • Construire et/ou sélectionner définitions et références
  • Produire un tableau argumentatif
  • Rédiger un argumentaire et fluidifier l’écriture
  • Approfondir avec des références supplémentaires
  • Rédiger une introduction
  • Tirer parti de ses erreurs et des productions des autres
NOTIONS de REFERENCE Justice / échanges / société / bonheur / liberté / langage / autrui / devoir / désir / travail
Supports Test positionnement 2 contenu et métho / Liasse textes Rousseau, Thoreau et biographies, Kant, Machiavel, Arendt, Schopenhauer, Georges et Aristote, exemples d’introduction / Eléments correction DM1, DM2 et DS1 / Eléments chiffrés « Comme un avion » / Elts construction déf et objections pr élaboration pbtq / Eléments correction ex argumentatif « la vérité finit-elle toujours par s’imposer ? » / Grille récap MOD2 / TL Russell Oisiveté
DEVOIRS DM3 : Réseaux addicts / DM4 : Paquet cadeau DS TES/S : Qu’est-ce que la philosophie ? / BB : dissertations + fiche accompagnementDS TL : sujet dissert accompagné questions métho
EXERCICES Introductions, problématiques, synthèses textes, recherche et construction de définitions, recherches argumentatives

DOC 5 Exemple de synthèse

Synthèse Module 2

Parce que les hommes ont besoin d’échanges pour leur survie et pour se sentir exister, ils vivent en société. Mais la vie à plusieurs n’est pas toujours de tout repos, ni favorable à l’épanouissement et au bien-être de chacun. Même une société bâtie sur une certaine légitimité, par exemple la démocratie, n’est possible que si chaque individu qui en fait partie accepte d’abandonner au moins partiellement sa liberté initiale.

Cela n’est pas évident, car notre instinct de conservation et nos désirs nous amènent parfois à utiliser la violence pour parvenir à nos fins, et le désordre engendré peut sérieusement fragiliser l’organisation sociale. Par ailleurs, la société elle-même peut générer de la violence, en augmentant les injustices et/ou les inégalités. Des progrès, et une meilleure organisation sociale sont possibles notamment si l’on prend conscience de ses dysfonctionnements et si l’on agit ensuite pour les réduire ou les supprimer. Cela implique d’abord que l’on soit capable de les regarder avec lucidité, même si cette vérité est parfois douloureuse, et puis que l’on se donne ensuite les moyens (physiques, politiques, économiques) de modifier les aspects que nous trouvons contraires au respect de la dignité humaine. C’est une tâche complexe et laborieuse mais nécessaire, si nous voulons que les humains puissent cohabiter sur la planète de façon relativement pacifique.


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