Acireph : Association pour la Création d’Instituts de Recherche sur l’Enseignement de la PHilosophie

Lire et écrire en classe de philosophie. JOURNÉES D’ÉTUDE DE L’ACIREPH 21-22 OCTOBRE 2017

L’ACIREPH VOUS INVITE À SES JOURNÉES D’ÉTUDE : QUEL(S) LANGAGE(S) POUR NOTRE ENSEIGNEMENT ?
lundi 25 septembre 2017 par Acireph

Quel(s) langage(s) pour notre enseignement ?

Journées d’étude de l’ACIREPh

samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017 (début des vacances d’automne)

Lycée Lurçat – 48 avenue des Gobelins – Paris 13ème Métro : Place d’Italie ou Gobelins

Dans nos classes, nous nous sommes déjà heurtés à l’incompréhension des élèves face à certains usages de la langue, à certains textes philosophiques, ou bien simplement à certains éléments de vocabulaire qui nous semblent pourtant indispensables pour penser des distinctions ou des rapprochements de concepts. Lors de l’enquête ACIREPh-SNES menée en 2015 auprès de plus de 400 professeurs de philosophie, la maîtrise de la langue était ainsi identifiée de façon très consensuelle (91 % des réponses) comme l’une des principales raisons des difficultés rencontrées par les élèves en philosophie. Pour l’ACIREPh, cette tendance très largement partagée dans la profession confirme la nécessité d’enseigner la philosophie en amont de la Terminale, si nous ne voulons pas nous contenter de déplorer l’état dans lequel nous arrivent nos élèves, en soupirant sur la qualité de leur formation antérieure, qui ne dépend pas de nous. Il s’agit pour nous, au contraire, de permettre aux élèves d’acquérir progressivement les règles fondamentales de l’argumentation rationnelle, essentielles à l’esprit critique, mais trop souvent réduites à de la rhétorique formelle étrangère à toute réflexion personnelle authentique.

Il semble aller de soi que la philosophie suppose un recul critique vis-à-vis du langage, ainsi qu’un usage spécifique de certains termes. Cela peut-il se développer chez des élèves qui éprouvent déjà des difficultés à maîtriser correctement certaines normes langagières considérées par nous comme basiques ? D’un autre côté, considérer les choses ainsi, sous la forme de fondamentaux qui doivent être acquis comme des conditions pour les dépasser, n’est-ce pas désarmer a priori les élèves les moins dotés en capital culturel et linguistique ?

La philosophie suppose-t-elle un rapport particulier à la langue ? Si oui, de quelle nature doit-il être ?

Lorsque nous donnons à nos élèves les textes originaux des philosophes, ils peuvent être déboussolés face au registre linguistique qui s’y trouve mobilisé. Certains d’entre nous font alors le choix de traduire les textes avant de les faire étudier : faut-il choisir cette sorte de vulgarisation ? Comment conjurer le risque d’une simplification abusive qui ferait perdre non seulement le langage des philosophes, mais aussi la teneur même de leurs problèmes et de leurs conceptualisations ?

Par ailleurs, faut-il différencier nos approches en fonction du profil scolaire ou social de nos élèves ? N’est-ce pas proposer un enseignement au rabais pour les élèves les moins « fortunés » ?

Penser notre seule difficulté à faire comprendre aux élèves les textes, les concepts et le vocabulaire de notre discipline nous fait tomber dans l’écueil de l’unilatéralité. Le langage philosophique tel que nous l’envisageons et l’utilisons en classe est-il nécessairement figé ? Si le langage « vulgaire » évolue, les mots des philosophes ne doivent-ils pas accompagner cette évolution ? Il ne faudrait pas envisager le professeur comme le détenteur d’un langage que les élèves se doivent de maîtriser sous peine de ne pas réussir en philosophie, mais considérer la classe comme un lieu de convergence entre des pratiques langagières plurielles qui s’approprient, à leur manière, un même objet textuel. Un texte de philosophie écrit par des élèves de Terminale aurait-il moins de force et de pertinence qu’un texte de Kant ?

Il est urgent de s’interroger également sur la nature de la dissertation, qui suppose des savoir-faire linguistiques, dont on sait qu’ils sont inégalement distribués. Ainsi, les élèves les moins dotés en capital culturel se retrouvent handicapés et peinent à s’approprier cet exercice pourtant fondamental pour l’épreuve finale. Y a-t-il d’autres formes d’exercices à même de développer les aptitudes philosophiques des élèves en dépassant les inégalités face au langage ? De quelle manière pouvons-nous accompagner les élèves vers la maîtrise de l’écriture philosophique ?

AU PROGRAMME DES JOURNÉES D’ÉTUDE

N.B. : Les adhérents recevront en amont de ces journées un numéro de notre revue Côté Philo qui y est consacré.

SAMEDI 21 OCTOBRE 2017

9h - 12h – Ateliers au choix consacrés au rapport des élèves à la lecture de textes philosophiques

14h - 18h – Comment surmonter les difficultés de lecture des grands textes classiques ? Conférence-débat autour d’une réécriture à destination des élèves du Discours de la Méthode - avec Francis Marchal et Jean-Jacques Guinchard

Ateliers au choix consacrés à l’écriture

DIMANCHE 22 OCTOBRE 2017

9h - 12h – Conférence-débat : Jean-Pierre TERRAIL (sociologue, Université de Versailles), interviendra sur l’exigence intellectuelle portée par l’école

14h - 18h – Quel baccalauréat voulons-nous ? Débat sur les projets et réformes en cours.

Pour participer, merci de renvoyer le bulletin d’inscription ci-dessous !

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Invitation Journées d’étude 21-22 octobre 2017

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